Production de déchets ménagers et assimilés par type de déchets en région Nouvelle-Aquitaine

Cette catégorie regroupe les déchets des collectes sélectives, les déchets collectés en déchèterie et les ordures ménagères résiduelles, soit la totalité des déchets des ménages et des activités économiques pris en charge par les collectivités.


DMA 2018 - Chiffres provisoires

L’enquête sur les données 2018 conduite par l'AREC auprès des collectivités et des installations touche à sa fin. Les données sont en cours de validation et les bilans définitifs seront mis en ligne d'ici la fin de l'année. Les données provisoires 2018 concernant les déchets ménagers et assimilés sont les suivantes :

  • 673 kg/hab/an de déchets ménagers et assimilés, soit une hausse globale de 2% ;
  • 243 kg/hab/an d’ordures ménagères résiduelles. Toujours en baisse, elles ont diminué de 0,5% entre 2017 et 2018. La diminution est tout de même moins marquée que sur les périodes précédentes ;
  • 57 kg/hab/an de recyclables secs. Toujours en hausse, ils ont augmenté de 3% entre 2017 et 2018. L’augmentation est plus marquée que sur les périodes précédentes sûrement en lien avec le déploiement des extensions de consignes de tri et le développement des tarifications incitatives qui s’accompagnent souvent de nouvelles campagnes de sensibilisation aux gestes de tri. 
  • 37 kg/hab/an de verre. Avec +5%, la hausse est plus marquée entre 2017 et 2018 que sur les périodes précédentes. Comme pour les recyclables secs, cette augmentation est sûrement en lien avec les campagnes de communication sur la tarification incitative qui encouragent les usagers à mieux trier pour réduire la poubelle de déchets résiduels et ainsi mieux maitriser leur facture.    
  • 7 kg/hab/an de biodéchets. Le ratio reste constant depuis plusieurs années. La collecte de biodéchets à l’initiative des collectivités reste encore assez marginale sur le territoire régional. Des solutions de gestion de proximité semblent privilégiées pour le moment (compostage domestique, compostage de quartier, en pieds d’immeubles, compostage en établissements).
  • 329 kg/hab/an de déchets de déchèteries et collecte spécifiques. Avec une hausse conséquente de +5% entre 2017 et 2018, les déchets de déchèteries et des collectes spécifiques représentent 49% de l’ensemble des déchets ménagers et assimilés. Les déchets verts et le tout-venant sont toujours les déchets qui augmentent le plus en tonnages mais on note aussi une forte progression de la collecte du mobilier hors d’usage et des textiles et linges de maison dont le déploiement des collectes est en pleine expansion.

Répartition de la production de déchets ménagers et assimilés (DMA) par type de déchets

Mise à jour en date du 02/05/2019

 

 


Les ordures ménagères résiduelles et les déchets de déchèteries composent la majorité de la production de déchets ménagers et assimilés. Les tonnages collectés en Nouvelle-Aqutaine en 2017 représentent 658 kg/hab.an répartis comme suit :

  • 344 kg/hab.an d’ordures ménagères et assimilées (OMA) ;
  • 314 kg/hab.an de déchets de déchèteries et autres encombrants (dont 71 kg/hab.an de gravats).

Des disparités existent sur le territoire régional, liées aux contextes démographique, géographique et économique, qui conditionnent des choix techniques de mise en place du service (collecte en apport volontaire, en point de regroupement ou en porte-porte, existence de collecte de biodéchets, nombre de flux collectés en déchèteries…).

Les ratios de collecte évoluent selon les départements dans une fourchette allant de 539 à 1066 kg/hab.an. La fréquentation touristique influe aussi sur les performances de collecte, qui se traduit par des ratios de production plus élevés sur les départements littoraux que sont la Charente-Maritime et les Landes.

Au niveau régional, la part des déchets de déchèteries et autres encombrants est relativement constante : elle s'établit à 48% en 2017. La part des ordures ménagères résiduelles et assimilées diminue globalement de l'ordre de 1%/an au profit des recyclables secs collectés séparément. La part des biodéchets collectés séparément est stable et représente environ 1 % du total des déchets ménagers et assimilés.

Evolution de la production de déchets ménagers et assimilés (DMA) par type de déchets

Mise à jour en date du 02/05/2019

A l'échelle de la Nouvelle-Aquitaine, la tendance à la hausse, observée entre 2010 et 2015, se confirme en 2016 et 2017 (+3 % entre 2010 et 2017, +0,9 % entre 2016 et 2017).

Cependant, l'année 2017 montre un changement dans l'évolution du comportement des ordures ménagères et assimilées. Celles-ci,bénéficiant des actions engagées par les programmes de prévention portés par les collectivités sont observées à la baisse jusqu'en 2016 alors qu'elles font l'objet d'une augmentation entre 2016 et 2017. Cette augmentation repose sur des performances accrues de collectes sélectives non compensées par la baisse des OMR.

Les déchets de déchèteries et autres encombrants augmentent, du fait de facteurs multiples comme le développement de nouvelles filières dites à Responsabilité Elargie du Producteur ou REP, les actions de sensibilisation et de lutte contre les dépôts sauvages, enfin la lutte contre le brûlage des déchets verts, à l'origine d'un apport massif de ces déchets en déchèteries.

A l'échelle départementale, une baisse des ratios de production est observée entre 2010 et 2017 pour les départements touristiques du littoral (Charente-Martitime et Landes).
Les départements plus urbains, comme la Gironde et les Pyrénées-Atlantiques, ont des productions de déchets en augmentation,liées à la dynamique démographique et économique de ces territoires.
La hausse observée sur des départements plus ruraux (Corrèze, Lot-et-Garonne,…) peut être associée à un renforcement et un redéploiement des services (nouvelles déchèteries, réorganisation des collectes, communication, ...).

Evolution de la production de déchets de déchèterie et autres encombrants (hors gravats)

Mise à jour en date du 02/05/2019

Répartition de la production de déchets ménagers et assimilés (DMA) par type de déchets

Mise à jour le 11/10/2019

Double-cliquez sur un département pour générer un graphique de répartition de la composition des Déchets Ménagers et Assimilés.

©Source AREC

La Loi de Transition Energétique pour la Croissance Verte (LTECV) dans son article 70 fixe l'objectif de réduire de 10 % les quantités de déchets ménagers et assimilés produits par habitant en 2020 par rapport à 2010.

Le positionnement de chaque département et de la région au regard de l'objectif est évalué dans le présent graphique.

Evolution de la production de déchets ménagers et assimilés (DMA) au regard de l'objectif de réduction des DMA de la LTECV à l'horizon 2020 - échelles départementale et régionale

Mise à jour en date du 02/05/2019